logoanime.gif (7246 octets) CENTRE HOSPITALIER JEAN COULON

Gourdon en Quercy

 

 

Page d'accueil

Gourdon Région

Centre d'intérêt

Administration

Services Médicaux

AideDiag

Stat PMSI

Actualités

GCS

Sites Préférés

Historique du CH

Telechargement

 

GOURDON EN QUERCY

CENTRE HOSPITALIER "Jean Coulon"

PROJET DE RESTRUCTURATION

DU SECTEUR POUR PERSONNES AGEES

_____

PROGRAMME ARCHITECTURAL

PROGRAMME TECHNIQUE GENERAL

(Extraits)

S O M M A I R E

_____________

 

I. CONTEXTE DE L’OPERATION

I.1 - PRESENTATION DU SITE

I.1.a. Prsentation gnrale de l’tablissement :

Le Centre Hospitalier de GOURDON EN QUERCY fait partie du secteur sanitaire CAHORS/GOURDON EN QUERCY. Sa situation la limite du Lot et de la Dordogne fait que sa zone d’influence s’tend sur ce dpartement jusqu’ SARLAT. Mais les limites d’attraction naturelle se situent SOUILLAC au nord, CAZALS l’ouest, au causse de GRAMAT l’est, le sud tant drain par CAHORS.

L’tablissement est situ l’ouest de la ville de GOURDON EN QUERCY qui compte 5 000 habitants. Il est constitu de btiments de natures diverses et implants de faon clate. Il est bord au sud par un jardin et parking ouvert sur la ville, au nord par une cour et entre de service, l’ouest par un parc disponible pour l’implantation de la future maison d’accueil pour personnes ges dpendantes (MAPAD) dont les travaux devront dbuter en 2000. L’tablissement possde galement deux maisons de retraite environ deux cents mtres du site principal vers le centre urbain.

L’hpital de GOURDON EN QUERCY dveloppe sur son site principal les activits suivantes :

    • un court sjour comprenant deux services de mdecine, un service de chirurgie, une maternit et un plateau technique complet (btiment central et btiment A),
    • un moyen sjour, service de soins de suite (btiment A),
    • un long sjour (btiment B)
    • Une maison de retraite mdicalise (btiments A et B).

Le corps central du Centre Hospitalier, en forme de H, comporte un btiment principal en pierre qui constitue l’image du Centre Hospitalier. La qualit de la construction, la rgularit des percements lui confrent un aspect homogne mme si l’extrmit ouest apparaissent des parties plus rcentes. A ce corps central s’ajoutent deux btiments qui ont t construits dans les annes soixante.

L’opration objet du prsent programme concerne la construction d’une maison d’accueil pour personnes ges dpendantes (MAPAD) de 81 lits sur le terrain adjacent au centre hospitalier, et la rnovation des btiments A et B, pour les tages concerns par le moyen sjour, le long sjour et la maison de retraite mdicalise.

I.1.b. Objectif principal de l’opration

Les btiments A et B se dveloppent sur 4 et 5 niveaux et comprennent des chambres 1 et 2 lits, sans sanitaires (sauf rez-de-chausse). Ces services sont dpourvus de confort sanitaire, d’espaces conviviaux et de locaux destins aux personnels (locaux de service, salle de runion, bureaux, etc...).

Le btiment A possde une capacit d’accueil de 25 chambres 1 lit (12 m) et 30 chambres 2 lits (16 m). Ces chambres ont une surface insuffisante et ne rpondent plus aux normes actuelles.

Le btiment B comprend 60 chambres 1 lit et 15 chambres 2 lits, la surface des chambres tant identique celle du btiment A.

Cette organisation, dans des immeubles d’une conception datant d’une trentaine d’annes, ne permet plus de rpondre aux besoins actuels de la population accueillie. Sa perptuation entrave l’application d’un projet de vie qui se veut ambitieux et prenant en compte le cadre de vie des patients et rsidents.

L’amlioration de cette situation capacit de lits constante (175 lits) ne peut s’envisager chronologiquement que par l’articulation de deux oprations :

    1. La construction d’une MAPAD de 81 lits sur un terrain adjacent au centre hospitalier qui en matrise la disponibilit foncire. Cette MAPAD sera organise en trois units de vie de 27 lits chacune.
    2. La modernisation de la structure existante (btiments A et B) pour mise aux normes des lits d’hbergement et cration ou agrandissement de locaux collectifs et d’animation pour 94 lits.

I.2 - PHILOSOPHIE DU PROJET

Le projet du service poursuit l’objectif de permettre la personne ge de rester le plus longtemps possible acteur de sa vie :

    • maintenir son autonomie autant que possible, quel que soit son handicap,
    • rhabiliter autant que possible les facults restantes,
    • Accompagner les personnes ges jusqu’ la fin de leur vie.

Le projet architectural doit tre au service de cet objectif.

I.2.a. Mme fortement dpendantes physiquement, les personnes ges peuvent rester acteurs de leur vie

Il faut pouvoir concilier des impratifs qui peuvent paratre contradictoires :

    • Crer les conditions d’un maximum d’autonomie et de possibilit de choix dans les actes de la vie quotidienne de la part des personnes ges et en mme temps tenir compte du fait qu’elles ont un niveau de dpendance lev, voire trs lev ;
    • Prendre en charge la dsorientation et proposer des services individualiss adapts aux besoins de chacun (varit de niveau de dpendance).

Le projet architectural doit donc permettre :

    • de disposer d’un vrai lieu de vie :

Il faut pouvoir proposer des espaces individuels ou collectifs reprenant les fonctionnalits d’un domicile : espace jour, espace nuit, espace toilette, espace cuisine ou repas. Un amnagement architectural bien tudi peut aider les malades maintenir un lien avec le temps, les saisons, le climat.

Le confort et le respect de l’intimit du malade doivent tre recherch au niveau de la chambre, tandis que les espaces collectifs doivent favoriser les rencontres et l’animation en petits groupes ou en grands groupes.

    • d’individualiser l’offre de service la personne ge :

Du point de vue de l’hbergement, il convient de laisser la personne ge, autant qu’elle en ait la capacit, une libert de choix partout o cela est possible : dans ses repas, dans la manire d’entretenir son linge, dans ses rapports avec la collectivit (cf. charte de la personne ge).

Il convient de faire en sorte que l’organisation des soins permette de garantir la scurit sans surmdicalisation et de ne pas caler la vie de l’tablissement exclusivement sur les rythmes des soins et des actes mdicaux. En d’autres termes, il s’agit dans une structure mdicalise de faire en sorte que la maison de retraite et le long sjour soient le reflet d’une vie de la cit : on trouvera donc un espace de services (coiffeur, tlphone public, boutique).

I.2.b. Il convient de tenir compte de l’volution de la dpendance des personnes ges

Les personnes ges arrivent en institution plus ges et plus atteintes physiquement ou psychiquement. Il faut construire un projet permettant de faire voluer les structures et de prendre en compte leurs besoins futurs d’une aide plus mdicalise.

Par ailleurs, il faut pouvoir mieux intgrer l’ide que les personnes ges atteintes de dmence ou de maladie d’Alzheimer sont de plus en plus nombreuses dans nos institutions et qu’il faut pouvoir mieux prendre en compte leur handicap, viter de perturber les autres patients ou rsidents, en les regroupant dans un mme espace de vie leur permettant notamment de dambuler, sans pour autant les isoler compltement de l’environnement tant l’intrieur des locaux qu’ l’extrieur.

Enfin, compte tenu de cette dpendance et de l’volution des mentalits, les personnes ges et leurs familles souhaitent souvent des chambres un lit.

En tout tat de cause, l’amnagement doit tenir compte des contraintes lies l’organisation et la dlivrance des soins dont on peut penser qu’elles seront de plus en plus importantes, sans pour autant sous-estimer celles lies aux autres activits techniques ou logistiques, et notamment la fonction htelire.

II. PROGRAMME ARCHITECTURAL

La philosophie du projet doit se traduire concrtement dans le programme architectural travers quelques rgles observer et quelques concepts fonctionnels respecter.

II.1 - QUELQUES REFLEXIONS A LA SOURCE DU PARTI ARCHITECTURAL

L’entre d’une personne ge dans un tablissement est souvent dfinitive et celui-ci devient alors un cadre de vie permanent.

Le centre hospitalier de GOURDON EN QUERCY souhaite, par la ralisation de son projet, faire preuve d’adaptation aux besoins volutifs des personnes ges en hbergement. Cela se concrtise par l’dification d’une construction nouvelle qui ne devra, en aucun cas, tre "plante" en juxtaposition de l’ancien pour seulement rpondre une fonction sanitaire spcifique. Cette zone d’accueil de personnes ges devrait s’afficher comme "rassurante ".

Dans cette logique, il est souhaitable d’apporter une attention particulire l’architecture de manire lui donner un caractre, non seulement fonctionnel, mais aussi rsidentiel. Les rsidents doivent pouvoir se retrouver "chez eux ". D’autre part :

    • il s’agit de favoriser l’insertion de l’tablissement dans le paysage urbain et dans la vie sociale de la commune,
    • Un effort particulier doit tre consenti l’environnement vgtal (le site paysager actuel y invite), les espaces verts extrieurs constituant le prolongement des locaux de vie.

Le parti de toitures terrasses sera viter.

II.2 - LES CONCEPTS FONCTIONNELS D’ESPACES

II.2.1. Cinq concepts fonctionnels fondamentaux permettant de concevoir un cadre de vie intgrant soins et activits :

    • un parti adapt pour des chambres individuelles

Toutefois il y aura lieu de prvoir deux chambres communiquantes entre elles par unit de vie en vue d’accueillir des couples, avec salle de bains adapte la perte d’autonomie et au grand ge (lavabo, douche, WC).

Le mobilier fourni par l’tablissement sera restreint au lit et son environnement ; la chambre pourra tre personnalise par la personne ge ou la famille.

    • Une organisation en lieux de vie :

Dans le btiment B chaque tage possdera une salle manger positionne de faon centrale avec un office pouvant s’ouvrir sur cette salle ; galement en position centrale on trouvera la salle de travail, la salle d’animation, le salon et la salle de repos ; la salle de bains assiste peut tre excentre. Il y a lieu de prvoir une salle de soins pour le btiment.

Dans le btiment A, compte tenu de la mdicalisation des services, une salle de soins est prvoir chaque tage de faon centrale. Par ailleurs, on trouvera galement de faon centrale : le salon, la salle manger, la salle de repas des personnels (juxtapose la salle de soins).

Dans le btiment construire on ne trouvera qu’une salle de soins suffisamment spacieuse pour l’ensemble des trois units de vie ; par contre, il conviendra de prvoir une salle de restaurant, un office, une salle de travail, une salle d’animation, deux petits salons et une salle de bains assists par unit de vie.

Dans ce mme btiment, les trois units de vie de 27 lits chacune dployes priori en rez-de-chausse, seront conues quant l’hbergement en 2 sous-units autour des lieux de vie et auront une organisation des espaces collectifs (intrieurs et extrieurs) adapte aux personnes dsorientes ou perturbatrices. Cela suppose des accs pouvant tre ferms par systme lectronique, des accs qui se situeront plutt de faon latralise afin de ne pas reprsenter pour les personnes dsorientes "la sortie " qu’on ne peut emprunter (diminuer le plus possible l’impression d’enfermement).

Pour attnuer les difficults inhrentes la vie d’un groupe important de personnes ges dmentes, dans chaque unit de vie, on trouvera deux petits salons ; de mme, la salle manger sera conue pour permettre une sparation en deux.

    • Un ple de services hteliers (caftria, coiffure, lingerie) et un ple d’activits, permettant des animations en grand groupe ou des activits thrapeutiques en petits groupes pour mobiliser l’attention et la concentration des patients et rsidents (espaces plus petits et clos).

Il est prcis que les activits en petits groupes seront menes au sein de chaque unit de vie.

L’intgration partielle des services gnraux (office, coin cuisine dans la salle manger) permet une participation des rsidents la prparation de repas, lingerie dans les services de soins, avec cration de points de vue par transparence par exemple, sur certaines activits de ces services.

    • Des espaces extrieurs amnags simplement, visibles de l’intrieur du btiment permettant de voir l’environnement de l’hpital, proximit immdiate des btiments et relativement rduits. Compte-tenu de l’origine de la population accueillie, l’amnagement extrieur tiendra compte du contexte local (ncessit d’avoir des espaces ombrags avec des varits vgtatives de la rgion recrant un lieu de vie rappelant aux rsidents leurs habitudes de vie antrieures l’entre en institution).

Dans les lieux de vie conus pour les personnes dsorientes, les jardins doivent tre facilement accessibles ; une surveillance visuelle permanente de la part de l’quipe soignante doit tre possible.

    • Une distribution des secteurs et des units de vie rompant la monotonie, tout en respectant les rgles de scurit et d’hygine (ex : circuit du linge propre/linge sale, marche en avant pour la prparation et la desserte des repas), et en favorisant les repres et en vitant la dsorientation.

II.2.2. flux de circulation et plan masse

Les principes suivants devront prsider la proposition d’implantation de la construction neuve et la composition du plan masse.

    • L’accs aux locaux de l’tablissement hospitalier (que ce soit pour le personnel, les patients, les visiteurs, les fournisseurs, les services affrents l’exploitation) est maintenu par le sud depuis la route dpartementale n 1.
    • Le trac de la voirie actuelle pourra tre modifi sachant que les accs aux btiments devront tre rtablis et que les dispositions rglementaires d’approche des vhicules de secours devront tre observes.
    • Les places de stationnement ventuellement supprimes du fait de l’adaptation du trac de la voirie au projet devront tre rtablies.
    • Une dizaine de places supplmentaires sera amnage, leur emplacement tant cohrent dans l’organisation du plan masse propos.
    • Une rflexion sur l’organisation des activits des services rpartis dans le futur secteur d’accueil des personnes ges conduit conclure que la construction neuve qui abritera la MAPAD sera relie au reste de l’tablissement par une liaison privilgie se raccordant au btiment B.

Une attention particulire devra tre apporte la conception de cette liaison.

Hors air, elle permettra le passage d’un lit au minimum. Au niveau des jonctions de cette liaison construction neuve/btiment existant la disposition spatiale des lieux devra contribuer grer le croisement de lits dans des conditions satisfaisantes.

Toutefois, dans le traitement architectural de cet espace, il est attendu que celui-ci ne se limite pas rpondre strictement un besoin de circulation induit par l’exploitation de l’tablissement ; l’effet de boyau est viter. Tout ce que comporte un flux de circulation en termes d’animation devra tre exploit pour tendre faire de cet espace un lieu de vie pour les rsidents. Souvent utilis par le personnel soignant, le traitement de la dcoration intrieure de cette liaison en fera un lieu avenant.

    • Sans qu’il y ait prvoir proprement parler un accueil dport du public, le nouveau secteur d’accueil pour les personnes ges disposera d’un "point accs vhicules " secondaire (taxi, ambulances, voitures particulires) par l’intermdiaire duquel les rsidents pourront tre dposs ou pris en charge.

III. PROGRAMME TECHNIQUE GENERAL

III.1 - PRESENTATION DES ACTIVITES DANS LE BATIMENT A CONSTRUIRE

III.1.1 - Secteur accueil - Vie communautaire - Consultations soins

Hall d’accueil, entre principale, vie communautaire :

Le hall d'accueil a pour objectif de pouvoir accueillir les pensionnaires, les accompagnants et les visiteurs dans un espace vaste, fonctionnel et accueillant. Il sera un lieu de rencontre.

L’entre principale sera protge par un sas ; elle sera parfaitement identifiable et accessible (accs de plain-pied ou amnagement d’une rampe pente douce, infrieure 5 %). Charg d’une forte signification psychologique, cet espace doit tre conu comme un lieu convivial, chaleureux et suffisamment spacieux. La surface utile de ce local sera de 90 m.

Ce local doit offrir aux rsidents un cadre de dtente (coin caftria, point phone, lecture avec coin bibliothque, conversations, tlvision, musique) et de loisirs. Cet espace est galement utilisable pour des activits de dtente collective telle que la gymnastique, chants...

Il faut viter tout ce qui peut donner une impression impersonnelle. Ce secteur est organis en plusieurs espaces communicants, suffisamment isols sur le plan phonique. Seul le salon de coiffure sera ferm.

Bloc sanitaire (pensionnaires, public, personnel) :

La surface utile de ce local sera de17 m. Toutes les canalisations seront visitables, on empchera la propagation des bruits de canalisations aux locaux voisins.

Il sera quip d’une cabine de WC pour handicap, de 2 cabines de WC simples et de 2 lavabos.

Dpt pour chariots

La surface utile de cette salle sera de 16 m (commun la rnovation et la construction).

Salle de soins

La surface utile de cette salle sera de 28 m. L’implantation sera telle qu’elle permette une surveillance aise des autres locaux. Enfin, cette salle doit tre dote des installations adquates.

Consultation mdicale

La surface utile de cette salle sera de 12 m.

Secrtariat mdical

La surface utile de cette salle sera de 10 m.

Petite buanderie

La surface utile de cette salle sera de 8 m.

Cette buanderie sera commune l’extension et l’humanisation. Elle sera proche des units de vie.

Bureau de la surveillante

La surface utile de cette salle sera de 10 m environ

III.1.2 - Secteur Hbergement

Chambre 1 lit

La chambre 1 lit y compris le coin sanitaire aura une superficie de 20 m.

Le cabinet de toilette doit tre accessible au fauteuil roulant, la porte doit tre quipe d’un systme de dverrouillage et battre vers l’extrieur pour des raisons de scurit. Des barres de relevage doivent tre prvues. Le cabinet de toilette doit tre conforme aux normes prescrites pour les handicaps, il est vivement conseill d’y installer une douche avec siphon de sol. La porte d’accs la chambre doit avoir une largeur de 1,10 m (porte deux vantaux, avec vantail d’usage courant de 0,80 m).

Il sera dispos porte de chaque tte de lit, ainsi que dans tous les sanitaires, un dispositif permettant d’appeler le personnel en cas de besoin.

Les fentres des chambres doivent comporter un systme d’occultation efficace, ventuellement combin avec une protection solaire. Les allges doivent tre conues de manire ne pas obstruer le champ de vision de la personne ge et l’empcher de profiter de l’environnement extrieur mme quand la personne est couche.

Salle de bains assists

Cette salle aura une superficie de 16 m. Une salle de bains par site (construction - humanisation) devra tre quipe d’une baignoire hauteur variable accessible des 3 cts et d’un chariot douche. Les autres salles de bains ne seront quipes que d’un chariot douche. Elles seront disposes prs des sanitaires collectifs + personnel.

Salle manger des pensionnaires

Cette salle manger, avec coin cuisine pour l’animation, pour une unit de 27 lits aura une surface utile de 40 m . Elle doit tre conue de faon donner ce local un caractre convivial. La correction acoustique des plafonds et des parois doit tre tudie pour rduire le niveau sonore au moment des repas. Elle pourra tre spare en 2 petites salles (claustra par exemple), elle sera ferme mais avec une large transparence sur les circulations.

Salle d’animation

Cette salle aura une superficie de 15 m. Cet espace sera utilisable pour des activits d’ergothrapie (tissage, ouvrages dcoratifs, etc. ...) et activits de groupes pour une quinzaine de personnes.

Office

A proximit de la salle manger, cette salle aura une superficie de 12 m, elle permettra la mise en temprature des repas. Elle comprendra un coin laverie vaisselle ferm et respectera les circuits de propre et de sale.

Sanitaires collectifs + personnel

D’une superficie de 15 m, ces sanitaires devront rpondre aux prescriptions rglementaires de mise la disposition du public (notamment accessibilit des personnes handicapes).

Prvoir une cabine de WC handicaps, 2 cabines simples, 2 lavabos.

Salons

En limite de zone nuit et zone jour, ces deux salons auront une superficie de 12 m chacun.

Cette petite zone de dtente est constitue en gnral par un largissement des circulations et contribue en rompre la monotonie. Ses proportions en favoriseront la convivialit. Elle doit tre situe dans une zone de passage ou d’activits.

Salle de repos

La surface de cette salle sera de 12 m. Cette salle sera un lieu de rencontre du personnel (signalisation de prsence et rception d’appels provenant du systme de contrle).

Lingerie + changes

La surface utile de cette salle sera de 10 m environ.

Dpt de linge sale

La surface utile de cette salle sera de 10 m.

Dpt rserves + chariots

La surface utile de cette salle sera de 10 m.

III.1.3 -Circulations horizontales et verticales

La largeur de ces circulations sera conforme aux rglements de scurit.

Dans tous les couloirs, on prvoira un renforcement de la protection par une lisse hauteur de chariot.

Dans les dgagements, couloirs et, d'une faon gnrale, dans les zones de passage de tous les locaux, on vitera les parties en saillie sur l'alignement des parois et, dans tous les cas, on amortira les artes vives qui constituent un risque d'accident pour les personnes ges.

Les alignements trop longs doivent tre vits, prvoir des mains courantes le long des murs de chaque ct du couloir.

Les marches, viter au maximum, doivent tre de faible hauteur et permettre une monte lente avec des stations ventuelles. Des mains-courantes doivent tre prvues de part et d’autre des escaliers.

Tout btiment comportant plus d’un niveau habitable doit tre quip d’au moins deux ascenseurs.

En outre, il est indispensable que

    • l’un des ascenseurs soit quip pour permettre le transport des malades couchs (monte-malades),
    • Les cabines soient munies de barres d’appui.

III.2 - ACTIVITES DANS LES BATIMENTS A ET B

Aprs humanisation, les activits dans les btiments A et B seront les suivantes :

Btiment A :

33 lits d’hospitalisation en moyen sjour au 1er et 2me tage.

L’objectif du service de moyen sjour est :

    • la poursuite des soins dbuts dans le court sjour,
    • la rhabilitation des personnes ges en perte d’autonomie,
    • L’accompagnement des personnes en fin de vie.

Cette prise en charge ncessite des soins infirmiers et mdicaux quotidiens.

Locaux communs du service au rez-de-chausse.

Btiment B :

Accueil des personnes ges trs dpendantes en long sjour (50 lits rpartis sur 4 niveaux)

En rez-de-chausse se trouvera une petite unit de 11 lits accueillant une population de maison d’accueil personnes ges dpendantes.

Pour les divers locaux humaniser des btiments A et B, le concepteur devra se rapprocher des fiches typologiques du btiment construire, l’exception du respect des surfaces et de certains quipements existants qui dpendront du concept architectural.

En matire de scurit, il est prciser que des travaux ont t raliss rcemment dans les btiments A et B. Les interventions pour l’humanisation devront les conserver, il s’agit :

    • de l’encloisonnement et du dsenfumage des liaisons verticales,
    • de la dtection incendie (circulation + locaux),
    • de la pose de portes C.F.

A noter galement que la toiture terrasse du btiment A sera recouverte d’une charpente bois + bac acier au cours du second semestre 1998 et que celle du btiment B a rcemment reu le mme traitement.

III.3 - EXIGENCES - PERFORMANCES

III.3.1 - Gnralits valables pour l'ensemble du service

Tous les locaux devront tre accessibles au passage des lits ou des chariots ou des brancards suivant l'usage des locaux. A cet effet, toutes les circulations et les portes seront quipes de protections ainsi que tous les angles saillants. Tenir compte de la largeur des couloirs pour les manœuvres.

Tous les locaux devront disposer de pans de murs libres pour l'ameublement.

L'emplacement des prises de courant (forts et faibles) ncessitera une attention particulire.

Le report d’alarme du btiment neuf, comme pour tous les autres btiments, se fera l’Accueil Standard de l’tablissement.

Tous les points d'eau seront carrels avec la tuyauterie apparente.

Les chambres des pensionnaires auront l'apparence de chambres d'htel et non celle de chambres "traditionnelles" d'hpitaux.

De plus, la signalisation et l'orientation du public seront traiter dans l'ensemble du service et contribueront l'ambiance.

Une attention particulire sera apporte l'accessibilit aux quipements affrents aux rseaux en vue de la facilit de leur exploitation et de leur maintenance.

Il ne sera pas prvu de toitures terrasses pour les nouveaux btiments.

Les circuits linge sale, linge propre et repas seront facilement accessibles depuis l’extrieur, en vue d’un transport par camionnettes.

Toutes les gaines techniques seront accessibles depuis les circulations.

Le groupe lectrogne de l’tablissement ne pourra secourir le nouveau btiment.

L’autocommutateur de l’tablissement tant satur, prvoir une extension ou un remplacement.

III.3.2. - Handicaps

Tous les locaux intrieurs et circulations seront accessibles aux personnes handicapes moteurs.

Le concepteur se reportera la loi n 91.663 du 13 juillet 1991, portant diverses mesures destines favoriser l'accessibilit aux personnes handicapes dans les installations recevant du public et notamment son dcret d'application n 94-86 du 26 janvier 1994, complt par l'arrt du 31 mai 1994.

III.3.3. - Scurit incendie

Le projet sera conforme au rglement de scurit contre les risques d'incendie et de panique dans les tablissements recevant du public.

III.3.4. - Entretien et exigences de durabilit

Les performances relatives l'entretien seront d'autant plus tudies que l'utilisation des lieux sera intensive.

L'entretien courant des locaux devra tre simple et n'imposer aucune difficult particulire au personnel de nettoyage.

III.3.5. - Eclairage artificiel

L'clairage artificiel devra procurer aux utilisateurs un confort satisfaisant : niveau d'clairement adapt, absence d'blouissement, quilibre des luminances, entretien et intervention aiss.

En particulier dans les locaux recevant des postes informatiques, on doit viter un dsquilibre important des luminances.

III.3.6 - Eclairage naturel

L'clairage naturel sera principalement recherch. Toutefois dans certains locaux des systmes d'occultation devront tre prvus.

III.3.7 - Confort thermique

Le projet sera conforme la rglementation thermique applicable aux btiments sanitaires et sociaux.

Le rseau de distribution sera raccord la chaufferie existante situe au rez-de-jardin du btiment ancien.

Certains locaux seront occupation non continue.

Les matriels informatiques ne supportant pas les chocs thermiques, les locaux recevant ce matriel devront favoriser des variations lentes et rgulires.

III.3.8 - Fluides mdicaux

En ce qui concerne les fluides mdicaux (oxygne + vide) seuls les btiments A et B devront tre quips. Actuellement, le btiment A est quip en totalit en oxygne seulement et le btiment B a, lui, quelques chambres quipes en oxygne.

III.3.9 - Confort acoustique

Toutes les dispositions seront prises pour que le niveau d'ambiance et de bruits perturbateurs, en provenance de sources extrieures aux locaux, permettent un confort satisfaisant et pour que les dispositions de la dernire volution des exigences rglementaires en matire d’acoustique soit respectes.

III.3.10 - Appareillage - Robinetterie

Les appareils sanitaires devront permettre un entretien facile. Il sera apport une grande attention la solidit de la fixation des appareils.

Tous les appareils seront commands par des robinets d'arrt permettant de les isoler individuellement. La robinetterie aura l'homologation "N.F".

III.3.11 - Tlvision

La tlvision sera distribue partir d'une antenne collective dans chaque chambre l'oppos des ttes de lit, dans le hall et dans les salons.

III.3.12 - Menuiseries

Placards des chambres :

Les chambres feront l'objet d'installation de placards.

Menuiseries intrieures :

Les portes recevront un revtement assurant une protection efficace contre les salissures provenant de l'usage.

Pour les portes entre chambres et couloir, l'huisserie sera "iso phonique", c'est--dire double feuillure avec joint continu sur le pourtour de l'huisserie.

Des lisses de protection, dtaches des parois, seront places sur les murs de toutes les circulations. Elles sont destines protger les parois et faciliter les dplacements de certains malades.

Quincaillerie :

Les quincailleries devront tre robustes et simples et porter un label de qualit S.N.F.Q.

Les dispositifs de condamnation des portes, notamment dans les locaux sanitaires, doivent permettre une dcondamnation rapide depuis l'extrieur du local.

III.3.13 - Cloisons intrieures

Rsistance l'usage, aux chocs, l'abrasion :

Les parois intrieures doivent avoir les caractristiques suivantes :

    • bonne rsistance l'usage, aux chocs, l'abrasion
    • facilit d'entretien journalier
    • facilit de remise en tat priodique
    • ne pas prsenter de risque en cas d'incendie
    • Ne pas prsenter de risque sur le plan de la contamination microbienne.

Rsistance l'humidit :

Les parois intrieures doivent tre insensibles l'humidit et aux agents chimiques d'entretien dans la partie basse des locaux sanitaires et, d'une faon gnrale, dans tous les locaux humides ou usage collectif.

III.3.14.- Programme d'quipement et mobilier

Non compris dans le cot d'objectif, ces prestations seront analyses et intgres dans la conception du projet. Etablies par la matrise d'ouvrage, ces prescriptions seront inventories au stade de l'A.P.S. pour le rendu d'un projet fonctionnel et efficace.